• Philippe Ramette
  • Eric Mareau
  • Vincent Poujardieu
  • Table Ether, vincent Poujardieu
  • Svilen Gamolov, virtual box
  • Lampe de bureau Snoopy, castiglioni
  • Lisa Sand, Chin up
  • Snarkitecture, slip chair
  • Malagana Design
  • DR
  • Cécile Chaput, The slant point
  • Bernard Villers. La pente douce
Liens annexes
Vincent Poujardieu Snarkitecture Bernard Villers

Avant la chute

Certains artistes et designers organisent leur travail autour d’une recherche permanente des contractions et des équilibres instables. Jouant ainsi de déséquilibre et d’effet de fragilité, le spectateur et son observation inquiète deviennent un élément essentiel dans la lecture ou l’usage de la production. La vulnérabilité des éléments forme une grammaire de production commune aux designers suivants. Citons d’abord l’évident Philippe Ramette. Surtout connu pour ses photographies où il se met en scène dans des situations improbables, l’artiste propose des points de vue décalés sur le monde et montre la précarité et la fragilité des codes qui régissent la vie terrestre. Présentée au Wharf-Centre d'art contemporain de Basse-Normandie, l’œuvre sculpturale d’Eric Mareau travaille la capacité de résistance de la sculpture dans l’espace. Le travail de sculpture d’Eric Mareau se situe entre la souplesse et la robustesse et c’est le point de rupture, cet instant où le déséquilibre forme le point critique d’une dislocation possible de l’édifice qui le préoccupe. En design, Svilen Gamolov, designer bulgare, propose le fauteuil Virual Box, recouvert d’un jeu de lignes obliques tout en préservant l'horizontalité de son assise, fonction première d’un fauteuil. Il procure ainsi une sensation d’instabilité, à la limite de l’illusion d’optique. Toujours jouant avec l’oblique, la designer britannique Lisa Sandall réalise le rangement Chin up, un meuble en bois à adosser au mur, entre équilibre et déséquilibre. L’installation The Slant Point de Cécile Chaput se découvre comme une proposition entre deux médiums, sculpture et installation. Utilisant des matériaux de l’ordre de la décoration, toiles cirées et papiers peints démodés et graphiques ainsi que du mobilier récupéré dans les boutiques emmaüs, elle convoque l’image des années 60-70. Souvent en coin, ses installations font  écho à l’espace domestique, à des états de construction et à des scènes de vie possibles. En équilibre, elles incarnent un espace-temps, entre le mouvement et l’arrêt, une instabilité. Snarkitecture, un studio de designers New-Yorkais a créé la Slip Chair, une chaise qui a la particularité d'avoir été fabriquée de travers. Par son design très minimalisé et son aspect bancal, elle semble sur le point de s’écrouler sous le poids du déséquilibre. De son côté, l’artiste visuel irlandais Matt Calderwood réalise la série Found Objects, un ensemble d’objets soigneusement assemblés qui défient les notions de tension, d’instabilité et d’équilibre. Il s’appuie sur le contrepoids et les frictions pour que ses œuvres restent debout. Terminons par le travail tout en modestie de Bernard Villers qui nous propose une lecture en pente douce, avec l'appareillage simple du papier translucide qui produit  une immersion en déséquilibre dans sa lecture.

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